582 - La part de l'imaginaire de Paul Dulieu : "Ça ne te regarde pas"

Ma mère est une crepatura, comme disent les Italiens.
Une crevure. Un immonde personnage, une chabraque invétérée. On l’appelait Comtesse dans le monde qu’elle fréquentait. Je vois encore sa silhouette de duègne se profiler dans le grand salon de la maison où Méline prenait la poussière sur le marbre des cheminées et sur les lustres à pendeloques de cristal.
Je la vois encore, refusant de me parler, restant butée sur un secret de famille qui me concerne directement : mon vrai père, qui est-il ? où est-il ?
Ma mère est un monstre. On l’enterre aujourd’hui. Comme il convient dans le monde de la Comtesse, rien n’est improvisé.
Pas un sourire, pas une larme.
On suit pas à pas la cérémonie des funérailles où tout est programmé : les musiques, les lectures, les interventions.
Tout est prêt pour un supplice de deux heures.

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