589 - Les déambulations de Franswès Pignon : et les casernes firent pschitt !


De plus, tout au long de ces semaines, le soleil printannier avait filé à l’anglaise, et Theresa May n’avait pas vu Juin. Ce joli mois de mai s’éloignait comme un Brexit. Il ressentait la tristesse d’un rendez-vous manqué, telle la moutarde de Dijon à qui l’on pose un lapin. Il lui fallait donc reprendre des couleurs. La sortie envisagée tombait à pic comme un arc-en-ciel.

Françwès avait appris l’organisation d’un festival d’art urbain début du mois, où l’on invitait des artistes à faire des choses qui n’étaient pas autorisées auparavant. Si c’est permis, graffiti n’est donc pas le terme exact, pensa-t-il. Peinture en aérosol est plus juste, mais ça perd un peu de son peps hors-la-loi, comme un Tais-toi qui remplaçerait un Ta gueule ! Il se dirigea donc vers le parking des casernes où la majorité des artistes de rue avaient fait le mur pour s’éclater. Chemin faisant, comme dit le perdreau, Pignon songeait justement à ce site des Casernes.

Olino

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