593 - Hommage à Lampecco disparu : il imposait à l'argile une forme parfaite

 

LE CÉRAMISTE LAMPECCO, RUE DES ARTISANS 4 À MAREDRET

C’est impressionnant. Dès qu’on entre chez Lampecco, on éprouve un sentiment de lignes pures et de formes parfaites.
La galerie est installée dans un ancien bâtiment industriel. C’est vaste. Les murs sont peints en blanc. Les oeuvres sont disposées sur des socles, comme des sculptures, ou rangées dans des étagères : monde de la courbe, du galbe, de la forme ronde et de l’émail. Le rond donne le sentiment d’une tension interne tournée vers la générosité. Ces pots, ces vases, ces amphores ont été modelés par une main caressante qui maîtrise l’argile et peints par un émailleur qui connaît les oxydes métalliques et les hauteurs de cuisson. Je pense qu’il ne fait aucun doute qu’Antonio Lampecco aimait le ventre arrondi de la femme enceinte.

 

Thierry Lampecco est le fils d’Antonio
Lampecco et de Chiara De Zolt. Ayant travaillé
plus de 30 ans avec son père, il poursuit
aujourd’hui le travail de tourneur céramiste.
Il nous a reçu dans les espaces immenses de
l’ancienne siroperie que son père a acquise
en 1971.

Lampecco, c’est un nom italien ?

Mon père est né à Minucciano en 1932, nous dit Thierry, c’est en Toscane.

Comment est-il venu en Belgique ?

C’est mon grand-père, Iginio Lampecco, qui a quitté l’Italie après la guerre. Le pays était dévasté. La Belgique et l’Italie ont conclu un accord d’échange : des ouvriers contre du charbon. Un homme pour 3 tonnes de charbon. Il fallait travailler 3 ans à la mine ou à la carrière. Mon grandpère a trouvé du boulot à la carrière de Lessines en 1946. Il était seul.
Et Antonio, votre père ?
Il est arrivé avec ma mère Chiara deux ans plus tard. Antonio avait été apprenti dans un atelier de céramique dès l’âge de 13 ans. En arrivant en Belgique, il avait donc déjà les bases du méti er : le coulage, le moulage, l’estampage… Au début des années 50, la mécanisation est arrivée à Lessines. Mon grand-père a dû s’en aller. Il est venu à Yvoir. C’est alors que mon père s’est adressé à l’abbaye de Maredsous.

Paul Dulieu

Lire la suite dans le numéro 593 en vente ici


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