597 - Dossier prison de Namur

Une prison tranquille, familiale et citadine

Une prison, c’est avant tout un milieu de vie. Nous avons voulu savoir comment s’organise la vie des détenus à Namur en rencontrant le directeur de la prison, Éric Delchevalerie. Un point de vue que nous avons complété en interrogeant aussi deux membres de la commission de surveillance et un visiteur de prison.
Actuellement, la prison de Namur compte 170 détenus, pour une capacité de 115 places. Quand les quatre ailes seront rénovées, elle pourra accueillir 230 personnes. Une trentaine de places sont gagnées avec la rénovation des locaux autrefois réservés aux Soeurs (qui géraient la prison pour femmes), transformés en cellules. Aujourd’hui, les détenus sont exclusivement masculins. Une autre spécificité de la prison namuroise est d’avoir une annexe psychiatrique dans laquelle le juge d’instruction place en observation des personnes perturbées, en vue d’un internement à Paifve ou à Tournai.

Une majorité de prévenus et quelques condamnés

Éric Delchevalerie a été directeur adjoint de la prison de St-Hubert en 1988, puis directeur adjoint de celle de Namur en 1992. Il est ensuite devenu chef d’établissement à Andenne jusqu’en 2010, avant de revenir sur Namur. Il nous précise tout d’abord que la prison namuroise est une maison d’arrêt, et non une maison de peine comme à Andenne. Ici, la majorité des prisonniers sont des prévenus, ils ne sont pas encore condamnés, ils sont envoyés par le juge d’instruction et attendent d’être fixés sur leur sort. « Mais nous avons quand même quelques condamnés, car nous avons besoin de main d’oeuvre pénitentiaire », précise le directeur.

Explications

« Un condamné et un prévenu ne sont pas dans le même état d’esprit et ne sont pas enclins à travailler de la même manière. Un prévenu est susceptible de pouvoir sortir du jour au lendemain. Les condamnés, eux, ne pensent plus à la liberté, ils se projettent dans l’exécution de leur peine et ont besoin d’argent. Les prévenus font en moyenne six mois de détention préventive, en fonction de la gravité de leur dossier. Certains restent beaucoup plus et travaillent, car nous les connaissons bien, nous avons pu évaluer leurs compétences. Les prévenus et les condamnés se côtoient, mais nous avons regroupé les condamnés dans l’aile D, car ils travaillent toute la journée. ».

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