597 - Face à la menace d'extinction, la rébellion à Namur aussi

Une seule solution : la rébellion !

Lucille, 31 ans, assistante vétérinaire, et Nicolas, 35 ans, informaticien, habitent Namur. Ils ont adhéré il y a quelques mois au mouvement Extinction Rebellion (en abrégé XR) en parti cipant d’abord aux assemblées générales à Bruxelles, puis en rejoignant d’autres membres namurois pour fonder une branche locale. Né en Angleterre en 2018, ce mouvement social écologiste revendique la désobéissance civile en s'appuyant sur des actions non violentes afin d'inciter les gouvernements à agir contre le changement climatique et ses conséquences. Il tire son nom du constat que, devant la menace d’extinction de la biodiversité, la seule réponse possible est la rébellion. L’urgence climatique doit être décrétée avant qu’il ne soit trop tard.

Nous avons rencontré Lucille et Nicolas quelques jours après la manifestation nationale du 12 octobre à Bruxelles, brutalement réprimée. Encore choqués par l’assaut des forces de l’ordre, ils expliquent leurs motivations : « Les marches pour le climat n’ont pas suffi . Le gouvernement pointe nos consommations individuelles alors que le problème est global. La désobéissance civile non violente a déjà fait ses preuves par le passé pour d’autres causes. Nous agissons à visage découvert, nous sommes prêts à enfreindre des lois injustes et à assumer la sanction », explique Nicolas. Le jeune rebelle revient sur son parcours: « J’ai participé aux marches pour le climat et j’ai été interpellé par le logo du mouvement XR, représentant un sablier dans la planète Terre. Le temps est compté. J’ai deux enfants et je ne veux pas que leurs propres enfants vivent dans un désert. XR est un mouvement bien structuré, chacun peut y trouver son rôle en fonction de ses moyens et de ses motivations. Tout le monde ne se sent pas prêt à se mettre en première ligne et à se faire arrêter, on peut aussi assurer la logistique. On réfléchit, on argumente, on ne veut pas se tromper de cible ». Lucille renchérit : « Chacun doit rester en accord avec ses principes, nous discutons beaucoup, j’ai été très surprise par cette bienveillance. Au départ, je trouvais ce mouvement obscur. Puis j’ai découvert un cadre inclusif et rassurant, c’est un véritable espace de réflexion et de développement personnel.»
Extinction Rebellion Namur compte plus de 150 membres de tous âges, autant d’hommes que de femmes. Depuis la manifestation du 12 octobre, les adhésions augmentent. Une locale sera également créée à Gembloux, comme il en existe à Liège, Charleroi, Mons, Tournai. « Le citoyen doit reprendre son rôle de citoyen de la Terre », argumentent Lucille et Nicolas. « Plus on attend, plus le plan d’urgence devra restreindre nos libertés individuelles. Un jour, il faudra interdire de prendre l’avion ou de rouler en voiture. C’est maintenant que la démocratie doit jouer son rôle ».

Christine Rasir

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