Abbatiale de l’abbaye de Floreffe : « Autour des Impressionnistes » Ces peintres qui nous ont donné le goût du bonheur…

Affiche : CCF

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) n’était pas gâté par la nature. Une sorte de nabot. Ses copains narquois l’appelaient “La Cafetière”. Il se déplaçait sur de courtes jambes, avec une démarche qui fait penser à la lourdeur du hanneton. Portant les mêmes bésicles que le musicien Offenbach qui électrisait les jambes du Moulin Rouge, il était fasciné par la rapidité du mouvement. Il saisissait à main levée le cancan effréné des filles que l’on appelle “le galop”. Au champ de courses, c’étaient les chevaux. Toujours le rythme, la vitesse. Cet artiste clopin-clopant attrapait au vol la célérité des choses éphémères. Influencé par l’art des estampes japonaises, on peut dire qu’il a inventé l’affiche moderne : nouveau répertoire de formes, cadrages audacieux, formes découpées aux couleurs vives et sans volume. Il a perpétué la mémoire de La Goulue et de Valentin le Désossé. Ses dessins et lithographies nous font connaître la mode de cette époque, les chapeaux conçus comme des échafaudages baroques, les longs gants noirs, les épaules bouffantes, les tissus mouchetés. Cassant le clivage entre l’art pur et l’art commercial, il a dessiné des programmes de théâtres, des menus de restaurants, des affiches de cabaret. C’étaient les postulats de l’Art nouveau : un art pour tous. Digne représentant de la bohème de Montmartre, il était solidaire des parias, des trublions. Une vraie tête d’anar qui compissait l’aristocratie décadente dont il était issu.

Photo : copyright CCF

Jean-Baptiste Corot (1796-1875) était un être aérien, une âme éperdue d’amour pour les frondaisons, les rivières, les vastes espaces de la campagne. La rapidité de son geste saisit le feuillage secoué par le vent et, parfois, semble saisir le vent lui-même. Précédant les impressionnistes avec l’école de Barbizon (1830), il est allé vers l’air et la lumière qui se diffuse dans la forêt. Cette liberté dans le choix du sujet pictural, cette observation de la nature ont donné lieu à de vives polémiques, et même à des débats politisés. L’État ne s’intéressant pas à ces œuvres-là, les artistes ont dû se tourner vers les amateurs éclairés et les marchands d’art.

Paul Dulieu

Lire la suite dans notre numéro 547

Pour en savoir plus :

Abbatiale de l’Abbaye de Floreffe

 7 rue du Séminaire 5150 Floreffe

1er Avril au 1er Octobre – 14h à 18h

Ouvert du mardi au dimanche + lundis fériés

Fermeture exceptionnelle du 02/08 au 08/08 (Festival Esperanzah!)

PAF : 8€ - 7€ (+60, -26, Floreffois, groupe min 15) - 4€ (groupe scolaire) – 1,25€ (art.27) - 0€ (de 0 à 6 ans)

www.floreffe-expo.be

Réservation : info@centreculturelfloreffe.be – 081/451346


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