ÉDITORIAL

Quand le chanoine Jean-Marie Huet a donné son feu vert aux exercices de descente en rappel des pompiers, dans le cadre du traditi onnel Grimpday, depuis le sommet de la cathédrale de Namur, c’était évidemment pour attirer l’attention sur ce monument à l’abandon. Il nous en parle dans les pages intérieures. Des pots à feu décrochés pour être déposés sur le sol d’une cour arrière, un bras du Christ hâtivement amputé qui git derrière une porte intérieure, des barrières Heras plus symboliques qu’efficaces tout autour de l’édifice, et même la grande croix à double traverse retirée du dessus du dôme, voilà qui fait scandale.

À juste titre. Surtout si l’on ajoute un chauffage arrêté depuis dix ans, parce que l’on n’a pas pris les mesures de désamiantage des conduites qui passent dans les caves occupées par le marchand de vin qui y entrepose ses barriques.
D’où la question : quel est le sens des monuments de ce type dans
notre société ? Quelles valeurs leur accorde-t-on ? Pour la cathédrale, le ministre Prévot a dégagé un budget de 12 millions € sur dix ans. La mécanique institutionnelle s’est donc mise en route pour rénover l’édifice. Mais les autres ?

Dans ce numéro, Luc Maréchal, président du mouvement Église-Wallonie aborde la question en tribune libre. Il y évoque l’asbl Églises ouvertes, dont l’assemblée annuelle coïncidait avec le Grimpday. Cette association rassemble de petits groupes de bénévoles soucieux de faire connaître les richesses patrimoniales et culturelles des églises. Grâce à eux, elles peuvent donc être visitées. Il est cependant prudent de s’en soucier via le site http://www.eglisesouvertes.be/

Nous sommes également partis à la découverte des tours romanes des églises. Ce sont les premiers monuments en pierre de nos contrées. Ils témoignent d’une culture d’il y a mille ans, très différente de la nôtre, mais dont nous n’avons jamais cessé de nous inspirer.

Cependant comme des clochers ne sont pas que des briques et des pierres, mais qu’il y a dedans une vie intense et mystérieuse (chauve-souris, pigeons, fantômes...), Paul Dulieu a laissé son imagination gambader entre le bourdon et l’alouette.
Que ce numéro vous accompagne durant vos vacances, que nousvous souhaitons détendues.
Le prochain numéro de Confluent sortira le 25 août 2017.

Pierre Dulieu

Agenda

Du 01 avril 2017 à 10h00 au 05 novembre 2017 à 18h00
 
Du 01 avril 2017 à 14h00 au 01 octobre 2017 à 18h00