Engagement Logement Déjà 70 habitations

Coincée entre le succès croissant du territoire namurois auprès des promoteurs immobiliers et l’obligation d’attribuer 10 % du parc locatif au logement social, la Ville de Namur a cherché une solution innovante : en juin dernier, l’Engagement Logement était présenté comme un partenariat gagnant.
Qu’en est-il huit mois plus tard ?

CONFIER une partie du logement construit à la gestion de l’Agence immobilière sociale (AIS), c’est désormais un passage obligé pour tout déposant d’une demande de permis d’urbanisme, sauf si c’est pour habiter l’immeuble lui-même ou pour sa famille jusqu’au 3e degré.


Pour lancer ce projet en juin dernier, Stéphanie Scailquin, échevine de la Cohésion sociale, du Logement, de l’Urbanisme et de l’Égalité des chances, a pris son bâton de pèlerin pour expliquer l’intérêt partagé de ce système : « Pour la Ville, c’est une façon rapide de rattraper le retard sur le quota de logements sociaux imposé par la Wallonie (10 %).

Pour cela, il nous manque de 550 à 600 logements. Namur est victime de son succès : plus on construit, plus le fossé se creuse. En outre, les constructions réalisées par ,restent car, si le loyer est maintenu plus bas qu’espéré, la tranquillité assurée compense, explique Stéphanie Scailquin.

Nous pensons vraiment que c’est du win win. D’ailleurs, j’ai été sollicitée à plusieurs reprises pour témoigner de cette expérience, à la Fondation Roi Baudouin, à , l’Union des villes et communes, dans un colloque à l’Université Saint-Louis. J’ai aussi eu l’occasion d’expliquer le principe aux membres de l’UPSI (union des professionnels de l’immobilier) et nous avons eu une discussion franche et positive. Ils ont bien compris qu’on ne leur prend rien : on discute avec eux de ce qu’ils peuvent mett re en location via l’agence immobilière sociale sans grever la rentabilité du projet. Et nous tenons toujours compte des contraintes qu’ils ont par ailleurs ». Elle ajoute : « C’est aussi un investissement à impact social intéressant pour les parti - un privé avancent beaucoup plus vite que celles du public vu qu’elles ne sont pas soumises aux mêmes contraintes, comme les marchés publics ou les appels à projet, par exemple (12 à 24 mois contre parfois 7 à 8 ans).


Un article de Catherine vandenbroucke à découvrir dans le Confluent du 4 mars 2016


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