Le commerce namurois en question Entre le déclin et le rebond

LA RUBRIQUE DE
PIERRE DULIEU

Lorsque l’on parle du commerce namurois, il s’agit toujours de la Corbeille. Comme si Jambes, Bouge, Champion, Erpent n’existaient pas...
Mais si cet “oubli” est incompréhensible pour le client, il se justifie du point de vue de l’aménagement urbain, dès lors que l’objectif est de sauvegarder la vitalité du centre-ville.

Le SEGEFA (Service d’étude en géographie fondamentale et appliquée de l’Université de Liège) vient de publier un tableau portant sur 69 centres-villes de Wallonie : ceux qui regroupent au moins 100 commerces.

Namur arrive en cinquième position mais avec un nombre de commerces (927) bien plus élevé que les quatre entités qui le précèdent.
On peut donc dire que Namur est la ville la plus attractive de Wallonie du point de vue commercial.
Elle l’est en tout cas bien plus que Charleroi qui, avec 1012 commerces, figure à la 63e place, avec un indice de vitalité de 0,40.
Malgré cette position enviable, Namur n’a cependant pas lieu de trop se réjouir.

Tout d’abord, cet indice de vitalité (calculé par combinaison de trois facteurs : le taux de remplissage des cellules commerciales, la stabilité des commerces, la proportion de l’offre de biens semi- courants) est faible. Le SEGEFA écrit que « sur l’ensemble des 299 nodules commerciaux (ensembles de minimum 50 commerces) de l’inventaire, le premier centreville se positionne seulement à la 90e place. Avant lui, lui, le classement est uniquement composé de nodules «récents». Ces derniers, équipés essentiellement de grandes surfaces tenues par des réseaux d’enseignes, présentent une stabilité et une occupation très importantes et, bien qu’ils évoluent très peu, ont une vitalité largement supérieure à la plupart des centres-villes. »


Autrement dit, la Corbeille de Namur, tout bien achalandée qu’elle soit, ne joue pas dans la même catégorie que les centres commerciaux extérieurs ni même que les nodules commerciaux de la périphérie, nettement plus dynamiques.

Source : Association des Commerçants de Namur, janvier 2016

L'analyse complète de Pierre Dulieu est à découvrir dans le Confluent 521 du 18 mars 2016


Avis des internautes

Soyez le premier à réagir à cet article !

Réagir à l'article : « Le commerce namurois en question Entre le déclin et le rebond » ? Votre avis nous intéresse. Envoyez votre commentaire grâce au formulaire ci-dessous. Notre webmaster modère en permanence ce site Internet. En un clic, vous pouvez partager ce sujet avec vos amis Facebook ou vos followers sur Twitter. Merci pour votre participation. Tout commentaire est modéré avant publication.

Votre pseudonyme
Votre adresse email
Votre commentaire

Notre dernière parution

587 - Dossier patrimoine, tourisme, élections, nature, imaginaire, pause croquis. Un numéro très riche en contenu très varié.

Le Confluent 587 sera disponible dès le lundi 13 mai dans les boulangeries, librairies et dans la boîte aux lettres de nos abonnés.