Le Fort Saint-Héribert, à Wépion

Octogénaire bon teint, Émile Legros a racheté voici quelques années un bout de forêt à Wépion, pour en vendre le bois. Dans la pochette-surprise figurait un fort de l’ancienne ceinture militaire de Namur… L’ancien coutelier de la rue Notre-Dame s’est alors pris de passion pour la fortification longtemps enfouie.

Pour dénicher Saint-Héribert et son fort, munissez-vous d’une carte IGN précise ou des secours de Google Maps. En l’absence de parcours fléché, même les facteurs du cru sont perplexes sur la route à suivre. Le bon chemin est en réalité sis sur Floreffe, la plupart des bois baptisés du nom d’un

ermite moyenâgeux sont sur Wépion, et l’un ou l’autre côté titille Bois-de-Villers et Profondeville.

Sur le plateau wépionnais, la famille Legros, propriétaire, continue elle aussi à aller de surprise en surprise dans ce lieu-dit s’apparentant à une seconde résidence rêvée. À ceci près qu’il n’y a ici ni eau, ni électricité, ni commodités...

À faune et flore préservées, ces 11 ha de nature calme n’en possèdent pas moins un cachet irrésistible à 6,5 km de Namur-centre. « Mon père a acheté  Saint-Héribert en avril 2013 en sachant qu’il y avait un fort militaire », se remémore Françoise Legros, sa fille comptable qui l’aide à gérer les lieux avec Monique, la compagne paternelle.

Retour en arrière. En 1958, La Défense vend aux enchères son terrain militaire à des ferrailleurs. Ces acquéreurs désossent tout ce qui peut l’être (mitraille, fers armés du béton…), avant de revendre l’ensemble, qui passera entre plusieurs mains avant les Legros. « Mais nous ne l’avions jamais vu, précise Françoise, car il était enfoui sous déchets et déblais – briquaillons, pneus, etc. – venant de Namur et d’autres communes.»

Ceinture défensive

À Wépion, le Fort de Saint-Héribert (3,5 ha) est l’un des 9 forts créant la Position fortifiée destinée à défendre Namur contre l’envahisseur. Elle a été conçue et établie par le général Brialmont fin XIXe siècle. Elle servit lors des deux guerres mondiales. De Cognelée à Wépion, d’Émines à Dave, de Maizeret à Suarlée, on communiquait de fort à fort et avec la Citadelle à l’aide de sémaphores géants. Les plateaux surplombant Namur n’étaient pas alors boisés et lotis comme aujourd’hui. 

Philippe Golard

 

 Lire la suite dans notre numéro 547 de Confluent


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