NOUVELLE CHRONIQUE DANS LES PAGES DE CONFLUENT : "PASSIONS NAMUROISES"

Commerçants namurois et gardiens de la ville.

Pour ce premier article, j’ai eu l’envie de m’intéresser aux commerçants résidant au-dessus de leur lieu de travail.

Mais encore fallait-il les trouver, ces commerçants ayant élu domicile et installé leur foyer à l’étage. Force est de constater qu’ils se font rares. Oserais-je même dire qu’ils sont en quelque sorte une espèce en voie de disparition ? Les habitations au-dessus des commerces sont généralement occupées par des locataires privés ou par des étudiants, quand ils ne restent pas vides ou ne servent pas d’espaces de stockage, ce qui se passe dans la majorité des cas.

Je suis donc partie à la recherche de celles et ceux qui ont décidé de vivre au cœur de la ville, et sous un même toit, d’allier carrière professionnelle et vie privée.  Et je n’ai pas été déçue. En témoignent ces rencontres conviviales, enrichissantes, hautes en couleur aussi parfois. À chaque fois, j’ai senti un même profond attachement à notre ville de Namur.

Alors, en route pour ce parcours atypique…

Virginie préfère de loin la ville à la campagne...

La première étape me conduit chez Virginie Rosier. En 2014, lorsqu’elle devient propriétaire du bâtiment sis rue de la Croix n° 37, elle décide de faire d’une pierre deux coups. D’y installer sa boutique de lingerie “Toute une histoire” et d’y aménager un petit nid bien cosy. Où règnent en maîtres le goût de l’harmonie et une zénitude bien perceptibles tant à l’étage qu’au rez-de-chaussée. Un esprit boudoir qui  sied parfaitement à une boutique de corsetterie...

Virginie préfère de loin la ville à la campagne. Les bruits du quotidien la rassurent. Le matin, les camionnettes de livraison qui commencent à s’activer lui servent de réveil ainsi que les premiers chants de Florence, qu’il est inutile de vous présenter. Côté pile donc, l’activité de la ville. Et côté face, la propriétaire des lieux bénéficie d’une superbe vue apaisante sur la citadelle et la verdure environnante.

Le décor est donc planté. Mais qu’en est-il de la vie en ville ? Virginie explique : « Namur est mon premier choix. Mais si je devais choisir une autre destination, j’opterais pour Montmartre. Le piétonnier me fait penser à ce quartier. La complicité et la solidarité avec les autres commerçants sont, pour moi, inestimables. J’ai découvert des affinités avec mes collègues de la rue. Il est important de pouvoir se confier, de partager nos joies mais aussi nos doutes et nos craintes. Habiter au-dessus de son commerce permet, d’une certaine manière, de protéger le territoire des autres. Ainsi, conclut-elle en souriant, si quelqu’un oublie de rentrer son panneau ou de fermer une fenêtre, je fais en quelque sorte office de concierge. »

Dominique Marcq

Photo : André Dubuisson

Lire la suite dans notre numéro 546 de Confluent


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