Parc Léopold : le débat s’anime et devient politique

Au cours de l’animation orchestrée par le Collectif pour la sauvegarde du parc Léopold le samedi 8 septembre, l’échevin Alain Detry est venu préciser sa position : « En tant qu’échevin des Espaces verts, je ne veux pas que l’on m’attribue la responsabilité de l’abattage des arbres, que j’ai essayé d’éviter en Collège. Je veux rester honnête avec moi-même et pouvoir encore me regarder dans la glace. »

L'échevin Alain Detry s'exprime ...

Voici le texte de la lettre qu’il a remise à la presse : « Par la présente, je souhaite, tout en permettant l’installation d’un centre commercial, soutenir toute action visant à sauvegarder, même partiellement, la végétation présente sur le site du parc Léopold.
L’intégration végétale dans le futur projet doit, d’une part, permettre de conserver une trace du passé de notre patrimoine naturel et, d’autre part, constituer une “respiration” pour le haut de la ville.
Par ailleurs, la protection d’espèces végétales, comme les ormes, en forte régression, est un élément dont il faut tenir compte.
L’intégration de ces éléments ne devrait pas entraver le développement économique du haut de la ville et permettrait de dynamiser le quartier tout en conservant un espace arboré, lieu de rencontre intergénérationnel. »

... et est remis en place

Cette lettre, dont les termes ont été soupesés avec Anne Barzin, la tête de liste MR, est excessivement prudente. Il s’agissait pour Alain Detry de faire connaître son opinion sans trahir la solidarité collégiale. Eh bien ! c’est raté : Arnaud Gavroy a réagi très vivement et Maxime Prévot lui a emboîté le pas. Quand on fait partie d’un collège, on ferme sa gueule ! Les citoyens, qui doivent voter dans un mois, souhaitent, eux, connaître les opinions de chacun. Foin de la langue de bois !

Francis Giot désavoué par Nature et Progrès 

Un autre protagoniste du débat qui a été remis à sa place est Francis Giot, ancien président de Nature et Progrès (voir la brève du 6/09/12). Jacques Gérard, l’actuel président, et Marc Fichers, secrétaire général de l’association, précisent que les propos de Francis Giot l’ont été à titre personnel :

« Pour Nature & Progrès, le commerce se doit d’être de proximité et a pour but essentiel de créer un lien, relier les gens autour d’un échange de produits,
qui doit dépasser le caractère commercial. Un commerçant se doit d’apporter du conseil, du service, et pas uniquement de la vente de produit. Dans cette optique, Nature & Progrès plaide pour la revalorisation des commerces de proximité où le lien social prend le pas sur l’attrait commercial.

Les centres commerciaux, quant à eux, rassemblent en un endroit limité un grand nombre d’enseignes, reliées pour la plupart à des groupes industriels.
Rarement, des indépendants ont l’occasion de s’y installer et la quantité prime bien souvent sur la qualité.

Pour Nature & Progrès, la solution d’avenir n’est donc pas le développement de centres commerciaux, qu’ils soient en centre-ville ou en périphérie. Nous
plaidons pour le développement des rues de commerces de proximité et nous sommes opposés à tout abattage d’arbres en centre-ville ; rien ne peut justifier la disparition d’un parc en centre-ville. »

@ Noëlle Dauby

Avis des internautes

Ajouté par le 28 septembre 2012 à 14h41
Bravo à Alain Detry !
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