Paul de Sauvage : « Je crois dans la mixité logements-bureaux-commerces pour repeupler le centre-ville. Avec du parking, partout où c’est possible… »

Avec sa société Actibel, Paul de Sauvage est très actif dans le centre-ville : « Un tiers des immeubles namurois ont besoin d’une rénovation profonde. C’est un problème qui existe depuis longtemps, mais on ne voit pas une prise en charge significative. On chiffre les besoins d’investissement à 1 milliards 300 millions d’euros. Si l’on attribue 100 millions d’euros pendant 10 ans (ce qui mettrait 1 000 personnes à l’emploi sur cette période), on arriverait à résorber ce problème. Or, j’observe que ce sont seulement 20 millions d’euros qui sont consacrés à la rénovation (public et privé confondus). Il y a donc un déficit de 80 millions chaque année, ce qui se traduit concrètement par la dégradation des bâtiments. Je tire la sonnette d’alarme depuis quelques temps, mais cela n’évolue que très lentement … »

 

Évidemment, note-t-il, « la rénovation d’un ancien bâtiment coûte plus cher que la construction d’un neuf. En outre, en centre-ville, l’accessibilité aux chantiers est compliquée de même que la mécanisation du travail. C’est ce qui pousse la plupart des promoteurs à construire du neuf, en périphérie.

 

Le principe de Paul de Sauvage : la rénovation complète d’un bâtiment avec du logement et/ou des bureaux à l’étage, et un rez-de-chaussée dédié au commerce. Le problème qui freine souvent les promoteurs dans l’aménagement de logements au-dessus d’un commerce est la difficulté de réduire la façade commerciale  pour y aménager une entrée privée. En rassemblant plusieurs immeubles, et en créant une entrée commune, Paul de Sauvage contourne ce problème et crée des îlots de logements urbains agréables. Les rues de Fer, de l’Ange, Émile Cuvelier et de Marchovelette, comptent plusieurs exemples de cette façon de procéder. « Ce n’est pas toujours facile parce que le travail préparatoire peut prendre beaucoup de temps. L’acquisition des immeubles ne se fait pas simultanément et il arrive que nous devions payer des taxes sur des bâtiments vides, et notamment celle sur les immeubles abandonnés, alors qu’ils sont juste en attente du démarrage du projet.

Cette méthode permet de dégager des surfaces plus grandes pour des enseignes comme Camaïeu ou Zara et de faire baisser la pression financière due au manque de grandes cellules. « Cela crée une spirale positive : le rez-de-chaussée fonctionne  bien, ce qui donne une rentabilité correcte et crée du potentiel, des moyens financiers pour rénover les étages. La mixité en centre-ville est importante à tous les niveaux : la variété dans les logements de qualité attirent différents types de personnes, un meilleur contrôle social, des clients de tous types pour les commerces. Cela crée de la vie et une présence, bref une mixité d’usagers et une mixité de fonctions… » Il note au passage que la présence du centre commercial représentera un petit danger car il ne justifiera plus cette recherche de restructuration d’immeubles qui peut se révéler bénéfique pour le logement en même temps.

Découvrez l'article complet dans le Confluent 498 du 6 mars 2015


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